le RPE — Rate of Perceived Exertion
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Tu t’entraînes à la sensation ? Parfait… à condition de savoir l’utiliser
On parle souvent de fréquence cardiaque, de watts, de splits…
Mais il y a un outil que beaucoup utilisent sans vraiment le maîtriser :
le RPE — Rate of Perceived Exertion, ou échelle de Borg.
Le RPE, c’est quoi ?
C’est tout simplement ta perception de l’effort.
Simple.
Mais redoutablement efficace.
Pourquoi c’est essentiel ?
Parce que ton corps ne fonctionne pas qu'avec des chiffres.
Il fonctionne aussi avec des sensations.
Ta fréquence cardiaque peut varier:
- fatigue
- manque de sommeil
- chaleur
- stress
Ton split peut fluctuer :
- conditions
- forme du jour
- récupération
Mais ton ressenti, lui, est toujours là.
👉 Le RPE te reconnecte à ton effort réel.
Le lien avec la performance
Un athlète qui progresse, ce n’est pas celui qui “en fait plus”.
C’est celui qui fait juste.
Et pour ça, il doit être capable de dire :
-
“Là je suis en Z2 facile” → RPE 3
-
“Là je suis en seuil” → RPE 6-7
-
“Là je suis en train de basculer” → RPE 8+
👉 Sans regarder sa montre toutes les 10 secondes
Nuance essentielle : le RPE, oui… mais pas seul
Le RPE est un outil puissant.
Mais utilisé seul, il peut aussi t’induire en erreur.
Parce que ton ressenti dépend de beaucoup de facteurs :
- fatigue
- stress
- sommeil
- charge d’entraînement
- conditions extérieures
👉 Un jour, un RPE 7 sera facile.
👉 Le lendemain, un RPE 5 peut te sembler dur.
C’est pour ça qu’un travail sérieux consiste à croiser les informations :
- ta fréquence cardiaque
- tes allures / splits
- et ton ressenti
👉 C’est l’ensemble qui donne une lecture juste de ton effort.
L’erreur classique
Beaucoup de sportifs font tout… trop dur.
- Les footings deviennent des séances
- Les séances deviennent des tests
- Les tests deviennent des crashs
Résultat ?
👉 Plus de fatigue que de progression.
Ce que j’utilise en coaching
👉 Ton ressenti n’est pas toujours fiable.
Il y a des jours où :
-
tu te sens lourd
-
pas dedans
-
sans énergie
Et pourtant… la séance doit être faite.
C’est là que tu progresses.
👉 Tu apprends à produire un effort malgré un RPE “négatif”.
👉 Tu développes ta capacité à tenir un plan, pas une émotion.
Parce qu’au final, en course, tu n’auras pas toujours des bonnes sensations.
- la fréquence cardiaque
- les zones d’entraînement
- les performances à l’ergo
- et surtout… ton état du jour
👉 C’est ça qui permet d’ajuster intelligemment.
Conclusion : le RPE, ton meilleur allié… ou ton pire bluffeur 😏
On connait tous cette séance où :
tu démarres, t’es lourd, pas d’envie, RPE 6 à l’échauffement…
et tu te dis : “aujourd’hui ça va être nul.”
Et 10 minutes plus tard ?
T’es à bloc, ça envoie, les sensations sont revenues.
Le corps a besoin de temps pour se mettre en route.
Et c’est là que la discipline entre en jeu.
Parce que oui, il faut savoir s’écouter… mais il faut aussi savoir se lancer.
👉 Les bonnes séances ne commencent pas toujours bien.
Mais elles finissent souvent très fort.
Alors :
- écoute ton RPE
- apprends à le comprendre
- mais ne le laisse pas décider à ta place dès les premières minutes
Parce qu’un athlète qui progresse, c’est un athlète qui sait faire la différence
entre une mauvaise sensation… et une excuse.
On se voit sur l'eau 😜
Cédric
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